Votre question initiale : « En France, plus de 90% des demandeurs d'asile restent sur le territoire même en cas de refus »
Les données officielles confirment cet ordre de grandeur : le taux d'exécution des mesures d'éloignement pour les déboutés du droit d'asile plafonne à 8 %, laissant plus de 90 % des mesures inexécutées.
Échelle de l'indice
Indépendant de la tendance, il mesure la solidité de l'analyse, et non la vérité de l'affirmation.
Ce qui empêche l'indice de confiance d'atteindre 100.
Ce que l'affirmation cherche à établir
Que la très grande majorité (plus de 90 %) des demandeurs d'asile dont la demande est refusée ne quittent pas le territoire français.
Termes potentiellement ambigus
Éléments vérifiables
Contexte nécessaire
Comprendre la différence entre une mesure non exécutée administrativement et la présence physique réelle (qui peut inclure des départs non déclarés).
Évolution récente du taux d'exécution des OQTF pour les demandeurs d'asile déboutés, selon le rapport du Sénat de 2026.
| Année (série récente) | Taux d'exécution (%) |
|---|---|
| Année N-6 | 6 % |
| Année N-5 | 5 % |
| Année N-4 | 3 % |
| Année N-3 | 3 % |
| Année N-2 | 6 % |
| Année N-1 | 8 % |
| Année N | 8 % |
Sources : Sénat (Rapport d'information 2026)
Les années exactes ne sont pas nommées dans l'extrait du tableau du Sénat, mais représentent une série chronologique récente s'arrêtant autour de 2024/2025.
Les rapports parlementaires récents confirment que le des obligations de quitter le territoire français () est structurellement bas. Pour les demandeurs d'asile déboutés, un rapport du Sénat de 2026 indique que ce a oscillé entre 3 % et 8 % au cours des dernières années. Par conséquent, mathématiquement, plus de 92 % des mesures d'éloignement prononcées à l'encontre de ce public spécifique ne sont pas exécutées par l'administration. Il convient toutefois de nuancer : ces statistiques mesurent les éloignements constatés par l'État et ne captent pas toujours les départs volontaires non déclarés, ce qui explique pourquoi l'affirmation est jugée « Plutôt vraie ».
Obligation de Quitter le Territoire Français. C'est la principale mesure d'éloignement des étrangers en situation irrégulière, prononcée par le préfet.
Elle peut être assortie ou non d'un délai de départ volontaire (généralement 30 jours).
Personne dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et, en cas de recours, par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).
Le statut de débouté entraîne généralement la perte du droit au séjour et la notification d'une OQTF.
Rapport entre le nombre de mesures d'éloignement effectivement réalisées (départs forcés ou aidés constatés par l'administration) et le nombre de mesures prononcées sur une période donnée.
Ce taux ne prend pas en compte les départs volontaires spontanés non signalés aux autorités, ce qui peut fausser l'appréciation de la présence réelle sur le territoire.
Soyez informé lorsqu'une évolution est détectée sur cette affirmation.
Vous contestez ou souhaitez compléter cette vérification ? Proposez une source : elle sera analysée avec la même méthodologie neutre. La communauté apporte des preuves, elle ne vote pas sur la vérité.
Analyse automatisée par IA à partir de sources publiques. Elle peut contenir des erreurs. Dernière vérification automatique : 28 octobre 2026 à 13:40.